Un jour, une nuit en 2025, en chiffres

Version haute résolution

365 photos partagées chaque nuit, sans exception ; environ 10 000 clichés pour les réaliser ; une victime, mon fidèle Fuji XT-2 ; environ 500 heures de travail nocturne (et autant d’heures de sommeil en moins) ; 199 followers sur Insta (objectif de 200 non atteint !) mais 50 000 vues ; des fidèles suiveurs sur Facebook et Bluesky (au diable X !); une exposition, une conférence et très bientôt un livre. Merci à toutes et tous pour votre soutien ! Ce projet n’aurait pas pu être réalisé sans le navigateur du ciel, Aladin lite, lauréat cette année du prix du logiciel libre et développé par l’équipe du CDS hébergée par l’Observatoire astronomique de Strasbourg. Des remerciements universels aux équipes scientifiques des missions Gaia, Euclid, HST, JWST, Akari, entre autres. Une reconnaissance légitime aux passants noctambules surpris de croiser, à point d’heure, un étrange et inquiétant personnage muni d’un long trépied, hésitant car en recherche d’inspiration ; ils m’ont laissé viser leur maison ou, en septembre, eux-mêmes, sans jamais m’importuner. Finalement, une promesse à moi-même (vœu pieux du nouvel an ?), celle de réaliser cette année un projet plus simple et moins chronophage, pour ma 21eme série annuelle, « un jour en ». Sur quel thème ? Encore quelques heures pour me décider.

Un jour, une nuit en 2025: 200

200 images depuis le début de mon projet ; une par nuit sans exception, malgré la fatigue, les jours longs du mois de juin, les somnolences à 2 heures du mat photoshop encore ouvert, le défit de se renouveler (un peu) chaque soir / chaque mois, une inévitable lassitude aussi ; et puis pour se rebooster les likes des fidèles, ce prix Partenaire et des ventes lors de l’exposition Luminance 2025, les encouragements d’un public curieux, parfois dérouté, des personnes à qui je présente opportunément mes « œuvres » quotidiennes. Voilà, plus que 165 nuits à tenir (et désormais elles rallongent !), un espoir totalement fou que l’un des 165 partages à venir parvienne à dépasser mon record astronomique de 19 cœurs ou mains levées (hashtag clindœil) ou contribue à faire augmenter mon nombre de suiveurs à plus de 200 pour que les revenus ainsi générés me permettent de changer mon malheureux et valeureux boitier fuji ou tout au moins financer un déclencheur souple, car l’actuel, fixe, se rebelle ; 165 courts dodos donc avant l’édition du livre final auto-financé et mono-exemplaire (blurb.fr) qui rassemblera tous mes montages en-haut-en-bas et conclura le projet.  Et logiquement dès le lendemain, j’enlèverai très certainement le haut pour démarrer un 21eme thème pour ma série « un jour, une photo », avec cet espoir fou qu’il soit plus raisonnable.  Mais le suis-je ?

Un jour, une nuit, un ciel en 2025

Un ciel partiellement voilé, dont j’espérais une aurore suite à une tempête annoncée, dévoile deux galaxies spirales en cours de collision, tournant l’une autour de l’autre. Un bras qui s’étend témoigne des forces de marée en jeu dans cette danse galactique (© Euclid/ESA/Duc).
Un jour en 2025 interroge le ciel, celui auquel nous avons accès chaque jour, depuis notre lieu de résidence, travail ou de voyage, et celui magnifié par les observatoires qui, au delà du ciel, orbitent autour de la Terre ou d’un point de Lagrange. L’un nourrit ma passion de photographe amateur; l’autre alimente au quotidien mon travail d’astrophysicien. L’un requiert juste trépied et cadrage adapté mais doit composer avec la pollution lumineuse et la météo; l’autre s’affranchit à grand coût de la lumière ambiante et des nuages, mais doit accepter les faibles signaux sur bruit et la pixelisation de lumières émanant de lointaines galaxies. Le tout est assemblé dans une image composite ou un diptyque, formant ainsi la photo du jour ou plutôt de la nuit.