Sixième année pour ma série "un jour en". 2011 fait participer toute la famille. Un jour, Ludivine; un jour, Mathilde; un jour, Pierre-Alain; un jour, Carole... et l’on recommence. Libre aux artistes le choix de leur sujet et de leur mode d’expression. Une contrainte pour l’éditeur: utiliser uniquement la tablette numérique de la firme à la pomme et ses multiples apps pour composer les images finales et les mettre en ligne.
Janvier fut plein de princesses pour les unes (février, mars, avril... le seront peut-être aussi!), et de natures mortes pour les autres.
Février
nous a vu skier à Oz, colorer des princesses, faire des collages, découvrir l’application LiveSketch, parler de collisions à Marseille, voir un croissant de lune à travers les branches et confectionner des marionnettes japonaises.
Mars
m'a gardé à la maison. Mathilde a continué à colorer des princesses; les joues des visages de Ludivine ont rougi; Carole a bricolé. Et le printemps est arrivé.
Avril,
j’ai beaucoup bougé, volé jusqu’à Santiago au Chili, fait le spectacle dans un UGC de Lyon, fait escale à Barcelone avant de retrouver Grenade dans l’effervescence de la semaine sainte. Pendant ce temps, les enfants ont dessiné des châteaux forts, à Orange et visité celui de Mornas. L’intolérance et l’ignorance ont sévi à Avignon et Carole esseulée à Chaville est sortie.
En Mai, il n’a pas plu à Paris. Les seules gouttes étaient sur les dessins de Mathilde. Mais neigé au sommet du pic du Midi. On a bronzé sur les rives de la Garonne, dansé, lesté, au MacVal, écrit et coloré sa première phrase.
En Juin , j’ai traversé la France, de Nice à Strasbourg, Orange à Lyon. Nous avons fêté l’école et le baptême de Louise, dit au revoir à Marion. Les robes ont pris des formes, gagné ou perdu des couleurs, et le soleil a continué à briller.
En Juillet, nous avons été surpris par le soleil de onze heures, des talons et des gouttières. Nous n’avons pas voulu être surpris dans un coin de paradis. A Arles, il a fait moins chaud que d’habitude dans les ateliers de la SNCF, et, de retour à Paris, il a plu, un jour, deux jours, quinze jours, mais nous n’étions plus en vacances. En juillet, un nouvel ange nous a surpris, et ne s’est pas encore envolé.
Août
a été mémorable, même si ses premiers jours, pluvieux et laborieux, sont à oublier (de même que mon portefeuille à RMC). Les suivants furent bousculés: 40 ans d’Audrey à Panissières, méchoui 2011 chez les Thouy à Réalmont, un (court) séjour sous, sur et à côté des viaducs de Millau et Garabit. Chambre d’hôte de rêve et écrevisses à Azinieres. La traversée de l’Aubrac qui a ravi Carole, la tour de la cathédrale de Bourges gravi par les filles par une éphémère canicule. Et puis... l’hôpital. Là ou est née Mathilde il y a tout juste 4 ans. L’intervention devait être de routine, 5eme déjà. J’ai compris qu’elle ne l’a pas été par un appel à 11 heures du soir de la chirurgienne. Hémorragie, Célio, Césarienne, Transfusions, des mots qui font mal, valent 6 jours d’hosto et 3 semaines de repos. Les filles ont dessiné et écrit des mots gentils à leur maman. Ont ri quand leur papa a inversé leurs habits. Merci pour tous les mots réconfortants, téléphonés, envoyés ou facebookés qui eux aussi se sont inscrits dans notre mémoire d’août.
Malheureux Septembre, malgré la chaleur revenue, malgré les douleurs de Carole qui se sont estompées, malgré les sourires des enfants, leur rentrée (CP,MS) bien passée, les mots qui se fluidifient, leurs éternelles princesses, malgré la fête du belvédère, la journée du patrimoine. Une chute bête. Stupide. L’opération qui semblait pourtant s’être bien déroulée. Et puis... Marie-France, les mots nous manquent.
Octobre
a essayé de vaincre la mort. De l’enterrement de Marie-France, à Halloween, les enfants ont affronté octobre avec le courage et l’innocence de leur âge. La vie a repris son cours, entre Lyon et Chaville. Sauf, à Orange, pour le papa de Philippe et Christophe, lui aussi disparu brutalement. Le temps des missions est revenu. Notes de couleur sur le marché de Taipei ou la station service de Hualien (Taiwan) pour conjurer cet automne noir.
Novembre
a encore été frappé par la faux: Michel. Alors, nous avons conservé la citrouille en attendant des temps meilleurs. J’ai peu dormi en novembre, entre les levers aux aurores pour les A/R journées TGV/Orly, les nuits d’avion transpacifiques/atlantiques, les décalages horaires et l’iPad anti-sommeil. J’ai découvert Madrid (Gran Via, Museo Reina Sofia) et de nouvelles plages sur la côte de Kohala. Le temps des princesses semble révolu. Lulu (qui lit) trouve l’inspiration dans ses lives d’histoire ; Mathilde découpe et colle; maman fière (papa aussi) et désormais connectée digitalise leurs oeuvres.
Décembre
s’est s’apaisé. La citrouille s’est décomposée. Sans neige, ni mission (excepté un aller/retour à Strasbourg), une opération toutefois, Cendrillon, ballet à l’Onde, qui a fait l’admiration des filles, et toutes les décorations de Noel, inspiration des photos du jour. Avec la fondation Lambert en Avignon.