Troisième année pour ma série "un jour en". 2008 prend la couleur du mois.
Janvier est naturellement blanc, comme les montagnes d’Oz, le bain, le dodo et le bib de Mathilde, le pelage de Tat ou les lampes de la maison.
Février
est tout rouge, comme notre salon, nos draps de mariage, les guirlandes de Noel qui jouent les prolongations, les boutons qui ne passent pas ou l’immobilier urbain de Chaville.
Mars
est jaune, comme les premières fleurs du printemps, ou la neige d’Oz à travers les lunettes de soleil, la junk food, et la lumière chaudatre d’un anonyme hôtel de mission.
Avril
est sans surprise vert, malgré les giboulées de neige, les fleurs jaunes, mauves, bleues ou blanches de la fleuraison printanière, qui ne font pas oublier le mur végétal de la fondation Cartier, les plantes grasses de la rue hospitalière ou le brin de rameau pascal.
Mai
est rose, et cela n’a pas été toujours facile. Pas de problème à la maison, avec 3 filles et leurs accessoires girly. Teintes rosâtres aussi aux cinquante ans de Pierre. Mais dénicher du pink seul, en mission, à Toronto puis à Londres, fut une autre histoire.
Juin était normalement violet, mais le bleu foncé n’est pas loin. Munich pour seul voyage. Une brocante à Viroflay. Le dîner annuel de l’avenue du Parc. Annonce d’été.
Juillet
en bleu, comme le ciel, du moins dans le Sud. Bleu provence, la couleur de nos volets repeints, devant, derrière, dedans. Un aller-retour à Marseille, la visite d’amis brésiliens. En attendant les vacances.
Août
en Orange, comme nos vacances passées chez mes parents, base arrière pour profiter du festival d’Avignon, des Rencontres de la photo d’Arles, ou de la côte varoise. Un mois sans Ludivine et Mathilde, sans Mathilde, sans Ludivine (merci papy, mamie), en famille, chez les cousins de Saint Rambert, les grands-parents de Hara Cora.
Septembre
en beige, pour annoncer le marron de l’automne; marrons dispersés dans la cour de l’école que fréquente désormais Ludivine. Beige des carreaux: Mathilde marche. Couleurs du Québec sous la canicule, été indien hors saison. Méchoui à Saint Rambert. France miniature.
Octobre
en marron, parce-que l’automne a été au rendez-vous: marronnier de saison. (Manque d’) inspiration locale, bloqué entre les bois de Chaville et de Gif-sur-Yvette pour cause d’école et de centre de loisirs. Juste un aller-retour TGV pour les dernières nouvelles de l’Espace. Tat marronne.
Novembre
en gris s’imposait. Gris pluvieux. Eau. Fuite. Un mois sans eau courante et sans photo pour en témoigner. Escapade à Hawaii. Bain grisant avant une réunion épuisante. Attente (interminable, à l’aéroport de Los Angeles). Aller/retour TGV à Orange, avec Ludivine, pour une intervention dans mon collège, annulée pour cause de chaudière défaillante. Humeur grise.
Décembre
en noir, malgré la fête des lumières, malgré un nouveau séjour à Hawaii ... ou à cause de lui. Ce 15 décembre, comme il le fait depuis une trentaine d’années, le Kilauea déversait sa dose de lave dans l’océan. Mais ce soir là, mon nouveau Ricoh RX20 a immortalisé la scène. Décembre: premières neiges, fierté du premier ski. Orange, Chamrousse, Oz, Lyon, périple rituel de cette fin d’année.